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Le pourquoi du comment

Avant de faire de la musique, je dessinais beaucoup, je peignais aussi. J’ai arrêté complétement ces deux activités il y a longtemps, et s’il m’arrive de crayonner un peu, je suis vite déçu du résultat. J’ai découvert le sumi là l’époque où j’écrivais pas mal de musique à la main, j’avais rencontré des copistes dont j’admirais le trait, et je passais des heures à essayer de faire de belles clefs de sol et autres signes musicaux à la plume, j’ ai  donc aussi essayé le pinceau chinois, persuadé qu’il m’aiderai à me concentrer et améliorer mon écriture…

Le Sumi

cal_chinoiseCe terme désigne l’encre de chine employée dans la calligraphie. Je me suis intéressé de près  à une certaine époque à cet art particulier et si exotique pour nous, qui se décline aussi en peinture, que l’on appelle aussi parfois « sumi ». Ce qui m’a fasciné c’est le côté pur et précis du geste, qui peut chez certains peintres contemporains jusqu’à signifier, d’un seul trait avec un pinceau parfois très gros, des notions aussi profondes que l’idée même de l’univers par exemple. Un lien avec la musique?

A méditer.

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Chasseurs dans la neige

Chasseurs dans la neige (Pieter Bruegel l’ancien)

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Ce tableau m’a très tôt interpellé, je me souviens d’avoir essayé plusieurs fois de le reproduire à la gouache, vers 12, 13 ans, période où j’aimais beaucoup dessiner et peindre.

C’est une  curieuse coïncidence qui m’a  poussé à rajouter ce tableau à mon site.

Le 21 juin 2015, fête de la musique, j’écoutais la radio en voiture, et suis tombé sur l’émission « remède à la mélancolie » sur France Inter, qui m’a beaucoup intéressée. Je dois avouer que je ne connaissais pas l’invité du jour Bertrand Belin. Outre le contenu même de l’émission que j’ai beaucoup apprécié, j’ai été surpris d’entendre que ce tableau était le « tableau pansement » de ce chanteur, guitariste, écrivain.

Je ne sais pas si pour moi ce tableau est un « tableau pansement » , j’aime en tout cas la part de rêve qu’il offre, cet aspect « coton » suggéré par ce microcosme de vie, en même temps si loin et si proche. Depuis peu je m’intéresse au golf, et j’ai repensé à ce tableau en regardant de loin des joueurs disséminés sur un très beau parcours, occupés à leur pratique, si paisible en apparence, mais qui peut cacher quelques mystères, des questionnements profonds, une certaine expérience du physique et du psychique.

Lien vers l’enregistrement complet de l’émission

La guitare

La guitare, c’est tout un monde. j’ai découvert cet instrument dans les années 70. Il y avait de la guitare partout, et un répertoire pour tous les goûts. Bien sur il n’y avait pas Internet, peu de méthodes, relevés (pour ce qui est de la guitare moderne), on trouvait des partitions avec les accords chiffrés, parfois des diagrammes. j’ai commencé en autodidacte, très vite appris les accords de base pour pouvoir jouer du Hugues Aufray, du Brassens…Les notes de musique étaient pour moi un mystère, comme certains accords compliqués.

Mes guitaristes préférés de l’époque ? Carlos Santana, Robby Krieger (le guitariste des Dors), mais surtout Jhimmy Hendrix et Django Reinardt. Il est intéressant à ce propos de remarquer que ces deux guitaristes avaient des doigtés for peu académiques, et ont pourtant produit des merveilles. Plus tard j’ai découvert Georges Benson, Pat Metheny, et bien d’autres…

La guitare reste pour moi l’instrument de la poésie, mais aussi de la convivialité, on peut amener une guitare presque partout avec soi, et surtout on rencontre partout des guitaristes avec qui échanger, des instrumentistes ou chanteurs à accompagner.

Mes premiers instruments

La guitare est le  premier instrument que j’ai disons sérieusement travaillé, mais avant ça, et aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été attiré par les instruments de musique; jouets divers (accordéon, tambour…), instruments plus sophistiqués.

J’avais une cithare , on mettait des graphiques correspondant à des chansons sous les cordes, puis on pinçait les cordes en suivant des pointillés. Je me souviens que je jouais « c’est magnifique », et trouvais que ça l’était effectivement.

Cythare

Il y avait aussi l’harmonica ( à piston s’il vous plait), et puis la flûte à bec au lycée, je ne trouvais pas ça barbant, je m’amusais à tenter de jouer des airs connus, j’improvisais…

Et puis tous ces pianos rencontrés au hasard  des visites chez des amis, ça me fascinait, je pouvais passer des heures à pianoter, avec ces sensations incomparables qui ont pour moi peu de lien avec le savoir musical, la virtuosité, et qu’il faut essayer de privilégier je pense toute sa vie de musicien.